giovedì 10 aprile 2014

PRÈS DE LA CROIX Jn 19,25


2 commenti:

  1. . FAUSTI - "Femme, voici ton Fils / voici ta Mère" Ce sont les dernières paroles que Jésus adresse à Sa Mère et au disciple aimé. Le Roi de Gloire continue Son " jugement " : aux crucificateurs il donne les vêtements, à la Mère le disciple et au disciple la Mère.
    "Après cela, il sait que tout est accompli : il réalise Sa mission de Fils, Il délivrera l'Esprit.
    Les autres évangiles regardent ce qui se passe sur la croix en conséquence, dans les réactions des spectateurs. Sauf dans son double cri avant de respirer, Jésus est contemplé indirectement par les paroles des personnes présentes. Jean, par contre, avec une succession rapide de scènes, pointe directement vers la Gloire : il ose regarder face à face la lumière du monde.
    Le langage, sobre et essentiel, ne trahit pas les émotions. En quelques mots, cela présente des réalités si grandes que devant elles, tout est silencieux. Devant le sublime, il n'y a que l'extase, le silence de panique et de participation.
    Les trois dernières icônes rapportent de brefs moments où la durée de l'histoire tend à correspondre à celle du fait. Le temps narratif et le temps narré coïncident en temps réel. On obtient ainsi l'effet de faire participer le lecteur à l'événement. Il est présent sur les lieux, immergé dans un temps intemporel : il touche l'Eternel, voit l'Invisible, s'enfonce dans la Gloire.
    En fait, la Parole, chaque Parole, est comme une fenêtre : ne la regardez pas, mais à travers elle.
    Alors tu t'ouvres à l'Autre, et l'Autre s'ouvre à toi. Il existe pour toi et toi pour Lui. il entre en toi et toi en Lui, il fait partie de toi et toi de Lui. On peut dire que, comme dans le "langage d'Adam". En un mot, c'est tout ce qu'il y a à faire. Cette narration, placée au centre des cinq qui représentent ce qui se passe sur la croix, est splendide et, dans l'économie de Jean, a une valeur définitive.
    Les thèmes de l'Évangile y sont repris et résonnent ensemble, dans une plénitude harmonieuse : c'est "L'heure" vers laquelle tout tend, l'heure de la lumière, qui atteint et illumine l'univers.
    L'histoire est un puits inépuisable, avec la profondeur du mystère qu'elle présente. Dans les Évangiles, les gens sont toujours aussi des "personnages". des figures typiques dans lesquelles chacun se reconnaît.
    Historiquement, la mère de Jésus et les autres femmes sont les personnes qui aiment Jésus, tandis que le disciple est la personne qui sait qu'il est aimé par Jésus.
    D'un point de vue symbolique général, la mère et les femme, d'une part, et le disciple bien-aimé, d'autre part, sont respectivement des figures d'Amour donné et d'Amour reçu.

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  2. -->La Mère, avec ses compagnons, représente celui qui donne l'amour ; c'est d'abord le Père par rapport au Fils, puis Dieu par rapport à l'univers, le Fils par rapport aux frères, Jésus par rapport au disciple, Israël par rapport à l'Église, et ainsi de suite jusqu'au plus petit des êtres : celui qui reçoit l'amour est l'image du Fils, amour aimé .
    Mais de l'amour donné on meurt et de l'amour reçu on étouffe : on ne vit que quand l'amour aimant est aimé et l'amour aimé est à son tour aimant.
    Cet amour correspondant qui "circule" entre Père et Fils est l'Esprit Saint, la danse de Dieu et la vie de tout ce qui existe. Jésus, Amour bien-aimé, est amant du Père et de ses frères et sœurs : Il a la plénitude de l'Esprit.
    Maintenant qu'il part, pour ceux qui l'aiment et pour ceux que Lui aime, c'est l'heure de la séparation.
    C'est pourquoi, avant de partir, Il en prend soin.
    En confiant le disciple à la Mère, la Mère a ceux qui l'aiment et le disciple ceux qui l'aiment ;
    En confiant la Mère au disciple, la Mère a qui l'aime et le disciple a qui aimer-
    C'est ainsi qu'IL réalise son œuvre de Fils. Communiquer à ses frères et sœurs son Esprit, Amour, amant et bien-aimé, parfaitement harmonieux.
    Sur un plan symbolique spécifique, Marie de Nazareth, appelée femme, est l'épouse, Israël, qui attend l'Époux. Maintenant qu'elle est venue, elle devient Mère et engendre l'Homme Nouveau, le peuple messianique, l'Église. De plus, Marie, en tant que Mère du Fils et de ses frères, est un signe de l'unité réalisée par la croix,
    qui embrasse ensemble les peuples de l'ancienne et de la nouvelle alliance, ouverte à tous.
    Enfin, en tant que femme, elle est l'Épouse, la fille de Sion, le peuple de la promesse qui attend son Seigneur. Maintenant qu'elle est venue, elle engendre le peuple messianique pour lui.
    En conclusion, nous pouvons dire que Marie, en plus d'être la figure universelle de ceux qui aiment, -corrélative au disciple, la figure de ceux qui sont aimés-, représente Israël, la femme/épouse du Seigneur, qui devient la Mère du Messie et de Son peuple.
    Israël reconnaît l'Église comme sa fille et l'Église reconnaît Israël comme sa mère.
    Il y a continuité et unité entre l'Ancienne et la Nouvelle Alliance comme entre la Mère et le Fils : ils sont " un " dans leur Amour mutuel.

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