FAUSTI - Jésus a prédit la haine libre contre le Juste, Que les disciples verront dans quelques heures sur la croix. Quand ils Le verront crucifié, ils Le désavoueront. en L' abandonnant. Ils Le considéreront comme un perdant. Ce sera un moment d'égarement qui reviendra à cause de ces mots. Si les disciples eussent été définitivement alignés avec les autres dans la lecture de la Croix comme un échec, n'aurait pas vu le jour la nouvelle humanité. Les Paroles de Jésus avant de mourir veulent nous faire dépasser le scandale de la souffrance du Juste. L'histoire du monde, réécrite par le dernier vainqueur, est toujours une apologie du crime : elle justifie le violent, qui a su s'imposer sur les autres. Dieu écrit plutôt l'histoire, donnant voix et raison aux victimes de la violence. L'histoire n'est pas le triomphe du mal, qui élimine gratuitement le juste, mais la victoire du juste, qui vainc le mal en aimant gratuitement. "Ils vous expulseront des synagogues " est l'expérience traumatisante des premiers disciples et de l'Église de Jean, d'origine juive. D'ici nous pouvons comprendre la controverse avec ceux qui se considèrent comme les seuls "Juifs" et les expulsent de leur assemblée. Tôt ou tard, vient pour le disciple une heure qui l'associe à "l'heure" de son Maître. Christ a été tué au Nom de Dieu, comme un blasphémateur, et Stéphane l'a été aussi. Quand tous les hommes comprendront qu'ils ne peuvent nuire aux autres au nom de Dieu ou de la raison, il y aura une grande nouveauté : chacun aura honte de sa propre insouciance, et agira selon sagesse. Ne pas accepter d'être fils, aimé par le Père dans le Fils, rend impossible la vie fraternelle. Ignorer le Père commun signifie ne pas reconnaître soi-même comme fils et l'autre comme frère. Rejeter l'Amour du Père, c'est rejeter la source de sa propre vie.
Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 16, 1-10)
En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était grec. À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage. Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était grec. Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur. Les Églises s’affermissaient dans la foi et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour. Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie. Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa. Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. » À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile du jour Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 18-21)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »
Les paroles des Papes Très souvent Jésus, surtout lors de son congé des apôtres, parle du monde (cf. Jn 15, 18-21). Et là il dit: «Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous» (v. 18). Il parle clairement de la haine que le monde a eu envers Jésus et aura envers nous. Et dans la prière qu'il fait à table avec les disciples lors de la Cène, il demande au Père de ne pas les retirer du monde, mais de les défendre de l'esprit du monde (cf. Jn 17, 15). Je crois que nous pouvons nous demander: quel est l'esprit du monde? Quelle est cette mondanité, capable de haïr, de détruire Jésus et ses disciples, et même de les corrompre et de corrompre l'Eglise? Comment est l'esprit du monde, cela nous fera du bien de réfléchir à cela. La mondanité est une proposition de vie. Mais certains pensent que la mondanité c’est faire la fête, vivre dans les fêtes… Non, non. La mondanité peut aussi être cela, mais fondamentalement ce n'est pas cela. La mondanité est une culture; c'est une culture de l'éphémère, une culture de l'apparence, du maquillage, une culture "de l'aujourd'hui oui, demain non, demain oui, et aujourd'hui non". Elle a des valeurs superficielles. Une culture qui ne connaît pas la fidélité, parce qu'elle change selon les circonstances, elle négocie tout. Voilà ce qu'est la culture mondaine, la culture de la mondanité. Et Jésus insiste pour nous défendre de cela et il prie pour que le Père nous défende de cette culture de la mondanité. (Pape François, Homélie, 16 mai 2020)
FAUSTI - Jésus a prédit la haine libre contre le Juste, Que les disciples verront dans quelques heures sur la croix.
RispondiEliminaQuand ils Le verront crucifié, ils Le désavoueront.
en L' abandonnant.
Ils Le considéreront comme un perdant.
Ce sera un moment d'égarement
qui reviendra à cause de ces mots.
Si les disciples eussent été définitivement alignés avec les autres dans la lecture de la Croix comme un échec, n'aurait pas vu le jour
la nouvelle humanité.
Les Paroles de Jésus avant de mourir veulent nous faire dépasser le scandale de la souffrance du Juste. L'histoire du monde, réécrite par le dernier vainqueur, est toujours une apologie du crime : elle justifie le violent, qui a su s'imposer sur les autres.
Dieu écrit plutôt l'histoire, donnant voix et raison aux victimes de la violence.
L'histoire n'est pas le triomphe du mal, qui élimine gratuitement le juste, mais la victoire du juste, qui vainc le mal en aimant gratuitement.
"Ils vous expulseront des synagogues " est l'expérience traumatisante des premiers disciples et de l'Église de Jean, d'origine juive.
D'ici nous pouvons comprendre la controverse avec ceux qui se considèrent comme les seuls "Juifs" et les expulsent de leur assemblée.
Tôt ou tard, vient pour le disciple une heure qui l'associe à "l'heure" de son Maître.
Christ a été tué au Nom de Dieu, comme un blasphémateur, et Stéphane l'a été aussi.
Quand tous les hommes comprendront qu'ils ne peuvent nuire aux autres au nom de Dieu ou de la raison, il y aura une grande nouveauté : chacun aura honte de sa propre insouciance, et agira selon sagesse. Ne pas accepter d'être fils, aimé par le Père dans le Fils, rend impossible la vie fraternelle.
Ignorer le Père commun signifie ne pas reconnaître soi-même comme fils et l'autre comme frère.
Rejeter l'Amour du Père, c'est rejeter la source de sa propre vie.
Lecture du livre des Actes des Apôtres
RispondiElimina(Ac 16, 1-10)
En ces jours-là,
Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas,
arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres.
Il y avait là un disciple nommé Timothée ;
sa mère était une Juive devenue croyante,
mais son père était grec.
À Lystres et à Iconium,
les frères lui rendaient un bon témoignage.
Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui
et le fit circoncire à cause des Juifs de la région,
car ils savaient tous que son père était grec.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient,
ils transmettaient les décisions
prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem,
pour qu’elles entrent en vigueur.
Les Églises s’affermissaient dans la foi
et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie
et le pays des Galates,
car le Saint-Esprit les avait empêchés
de dire la Parole dans la province d’Asie.
Arrivés en Mysie,
ils essayèrent d’atteindre la Bithynie,
mais l’Esprit de Jésus s’y opposa.
Ils longèrent alors la Mysie
et descendirent jusqu’à Troas.
Pendant la nuit, Paul eut une vision :
un Macédonien lui apparut, debout,
qui lui faisait cette demande :
« Passe en Macédoine
et viens à notre secours. »
À la suite de cette vision de Paul,
nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine,
car nous en avons déduit que Dieu nous appelait
à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile du jour
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
(Jn 15, 18-21)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Si le monde a de la haine contre vous,
sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde,
le monde aimerait ce qui est à lui.
Mais vous n’appartenez pas au monde,
puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ;
voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite :
un serviteur n’est pas plus grand que son maître.
Si l’on m’a persécuté,
on vous persécutera, vous aussi.
Si l’on a gardé ma parole,
on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »
Les paroles des Papes
Très souvent Jésus, surtout lors de son congé des apôtres, parle du monde (cf. Jn 15, 18-21). Et là il dit: «Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous» (v. 18). Il parle clairement de la haine que le monde a eu envers Jésus et aura envers nous. Et dans la prière qu'il fait à table avec les disciples lors de la Cène, il demande au Père de ne pas les retirer du monde, mais de les défendre de l'esprit du monde (cf. Jn 17, 15). Je crois que nous pouvons nous demander: quel est l'esprit du monde? Quelle est cette mondanité, capable de haïr, de détruire Jésus et ses disciples, et même de les corrompre et de corrompre l'Eglise? Comment est l'esprit du monde, cela nous fera du bien de réfléchir à cela. La mondanité est une proposition de vie. Mais certains pensent que la mondanité c’est faire la fête, vivre dans les fêtes… Non, non. La mondanité peut aussi être cela, mais fondamentalement ce n'est pas cela. La mondanité est une culture; c'est une culture de l'éphémère, une culture de l'apparence, du maquillage, une culture "de l'aujourd'hui oui, demain non, demain oui, et aujourd'hui non". Elle a des valeurs superficielles. Une culture qui ne connaît pas la fidélité, parce qu'elle change selon les circonstances, elle négocie tout. Voilà ce qu'est la culture mondaine, la culture de la mondanité. Et Jésus insiste pour nous défendre de cela et il prie pour que le Père nous défende de cette culture de la mondanité.
(Pape François, Homélie, 16 mai 2020)